La seconde prise de la batterie

La seconde prise de la batterie

La remise en batterie de deux canons à Merville

Les allemands montrent l’importance qu’ils accordent à la batterie de Merville : ils s’y accrochent à nouveau.

 

Les allemands prendront à nouveau possession de la batterie de Merville dans l’après-midi du 6 juin. Le Sergent-Major Buskotte, une fois sorti de son bunker (où il s’est tenu enfermé jusqu’au départ des parachutistes du 9ème Bataillon du Lieutenant-Colonel Terence Otway), constate que des obusiers sont réparables. Les allemands réussirent à remettre en batterie les canons des casemates n° 1 et n° 2.

 

Une fois en état de tirer, ces canons n’étaient plus en mesure de livrer leur cadence de tir normale. En parfait état de fonctionnement ils peuvent projeter des obus à la cadence de 6 tirs par minute.

 

Ces canons, quelque peu à l’agonie, ne pouvaient plus tirer qu’un obus toutes les dix minutes environ. La batterie de Merville dotait donc les allemands d’une capacité de feu de deux tirs par dizaine de minutes.
Le débarquement se poursuit et fort heureusement ce qui demeurait comme puissance de feu à la batterie de Merville n’avait plus rien à voir avec celle qui était la sienne avant que les hommes du 9ème Bataillon du Lieutenant-Colonel n’aient lancé leur inimaginable assaut.
Le Commando n° 3 fera taire les canons de Merville dans l’après-midi du 7 juin.

Le Commando n°3 et le second assaut de la batterie

Il fallu redonner l’assaut sur la batterie de Merville

 

Ce sont les hommes du Commando n°3 qui durent, à nouveau, lutter farouchement pour reprendre la batterie de Merville.
En effet, le 7 juin au matin, alors que le Lieutenant Terence Otway poursuivait sa mission et se dirigeait vers le Plain, des obus tombèrent sur les plages de Ouistreham Riva-Bella située à l’Est de l’estuaire de l’Orne. Le Haut Commandement Britannique, pensant que ces tirs provenaient de la batterie de Merville, décida de déclencher une nouvelle opération contre elle.
Sous les ordres du Lieutenant-Colonel Peter Young l’attaque fut menée à la mi journée.
Au prix de nombreuses victimes les allemands qui s’accrochaient énergiquement à leur position finirent par être neutralisés. Le Commando n° 3 pénétra à son tour dans les casemates.
La batterie était à nouveau tombée.
Les hommes du Commando n° 3, sains et saufs, se retirèrent de la batterie.

 

La 716. Infanterie-Division, au cours de l’été 1942, est positionnée en Normandie sur son secteur côtier, s’étendant de la Vire à l’Ouest à la Dives à l’Est.
Cette Division est commandée par le Generalleutnant Wilhem Richter et son Quartier Général est basé à Caen comme le montre le schéma ci-dessus.

 

Comme on peut le voir sur l’organigramme montré en tête de cette page, la 716. ID est placée sous les ordres du LXXXIV. Armee Korps du General der Artillerie Erich Marcks et appartient donc à la 7ème Armée du Generaloberst Friedrich Dollmann.
La 716. ID positionna ses deux régiments d’Infanterie sur son secteur côtier, à savoir, le Grenadier-Regiment 736 à l’Est (de la Dives à Courseulles) et le Grenadier-Regiment 726 à l’Ouest (de Courseulles à Grandcamp).

 

Le QG du Grenadier-Regiment 736 est installé à Colleville (les Alliés le nomment Hillman).

 

Les 3 bataillons du GR 736 seront cantonnés à l’Ouest de l’Orne.

 

L’Ost-Bataillon 642 est formé d’anciens soldats russes enrôlés dans la Wehrmacht sur le Front Est. L’Ost-Bataillon est rattaché à la 716. ID en 1944. Il devient alors le IV bataillon du GR 736 et son QG sera implanté à Amfréville.

 

Pour finir, la 716. ID possède également l’Artillerie-Regiment 1716. La 1./AR 1716 est situé à l’Est de l’Orne : il s’agit de la Batterie de Merville. Le Poste avancé de la Batterie de Merville est occupé par une section du 3./GR 736.