Len Daniels

len daniels

07/09/1922 – 29/07/11
Récit de l’attaque sur la Batterie :

J’ai sauté d’un avion Dakota tôt le matin du 6 juin 1944. Mon atterrissage s’est bien passé, mais j’ai réalisé que j’avais raté la zone de largage. En regardant l’avion qui survolait, je savais que je n’étais pas trop loin du point de rendez-vous.
J’ai immédiatement mis le cap à travers champs, ramassant un signaleur et trois autres hommes du 9ème Bataillon en chemin. La zone était couverte de nuages bas, mais les pauses intermittentes ont permis à la demi-lune de donner un peu de lumière, ce qui nous a aidés à trouver notre chemin. Nous sommes arrivés au point de rendez-vous et avons été accueillis par l’adjudant-capitaine, Al Hudson. Dès lors, ce fut une course folle pour trouver le peloton n°11, ce que j’ai pu accomplir juste avant le départ du bataillon.
Notre objectif principal était d’ouvrir une brèche dans les barbelés autour de la batterie à trois endroits à l’aide de torpilles Bangalore. Ma première préoccupation majeure était que nous n’avions pas suffisamment de torpilles pour accomplir cette tâche, car certaines avaient été perdues lors du largage. En vérifiant, j’ai constaté que nous n’en avions qu’assez pour faire une brèche à deux endroits. Le bataillon a commencé son approche sur la batterie. Arrivés sur le périmètre, de nouveaux ordres afin de s’adapter à la situation.
Comme prévu, les planeurs transportant le groupe Gordon Brown sont apparus. Il ne semblait pas possible que des hommes soient encore en vie dans les planeurs, car ils semblaient criblés de projectiles anti-aériens.
Un seul des trois planeurs est arrivé, celui-ci n’a pas, comme prévu, atterrit à l’intérieur du périmètre de la batterie, mais a survolé et atterrit derrière la position de notre bataillon.
Soudain, l’ordre est venu du colonel Otway. Nous avons avancé prudemment jusqu’aux barbelés et avons positionné les torpilles Bangalore en dessous. L’explosion des torpilles Bangalore coupant les barbelés et faisant exploser instantanément les mines environnantes. Dès lors, les attaquants ont pris d’assaut les brèches. L’enfer s’est déchaîné, des mitrailleuses, des armes anti-aériennes et des obus de mortier ont ouvert le feu sur nous.
Quelques minutes après l’assaut, le peloton n°11 s’avança pour aider à détruire les canons. Notre tâche fut bientôt terminée et nous n’avions alors plus grand-chose à faire que de nettoyer et d’aider à sortir les blessés de la zone de la batterie. On sait qu’environ 172 hommes ont attaqué la Batterie et seulement 62 étaient sur pied lors du retrait.
Il avait été convenu que nous tirerions des fusées éclairantes colorées à partir des mortiers de 3 pouces pour indiquer si nous avions accompli notre tâche d’immobiliser les quatre canons de Merville. Cependant, le signal n’a pas pu être donné, car les fusées ont été perdues lors du largage. Au lieu de cela, l’officier des transmissions, Peter Loring, largua un pigeon (aujourd’hui nommé Le Duc de Normandie) qui retourna en toute hâte en Angleterre, confirmant ainsi le résultat de l’attaque.